Valentina Volchkova

by L'Art à Genève
3 décembre 2018

Directrice de la Pace Gallery à Genève

Votre rôle dans le monde artistique ?

Mon rôle est de promouvoir les artistes, de leur donner l’opportunité de s’exprimer, et de nous emmener dans leur réalité.

Quel a été le déclic ?

Une visite d’une exposition de Damien Hirst à la galerie Gagosian à Londres en 2006.  J’ai vu tous ces invités une coupe à la main, discutant, comme si de rien, alors que nous nous trouvions dans une pièce où était posée au centre une tête de vache en sang, au-dessus de laquelle volaient des mouches. Puis de l’autre côté une grande armoire à pharmacie. Je ne savais plus où je me trouvais. Un choc.

Aujourd’hui quelle est votre motivation ? 

J’ai une chance inouïe de faire ce qui me passionne, chaque minute est stimulante et chaque projet artistique que je réalise avec mon équipe,  est une motivation pour le prochain.

Votre rapport au marché de l’art ?

Je le côtoie tous les jours mais j’aime garder de la distance.

Le courant artistique que vous préfèrez ?

Dois-je n’en citer qu’un seul ? Impossible. 

La qualité que vous préfèrez chez un artiste ?

L'authenticité.

Ce que vous redoutez le plus chez un artiste ?

L’égarement, une stimulation autre que leur intériorité.

Faut-il avoir une galerie pour exister en tant qu’artiste ?

L’artiste crée, le galeriste promeut. Si l’artiste doit gérer autre chose que ses réalisations, je pense que son œuvre authentique peut être altérée.  Un artiste peut exister sans galerie, mais dans quelle mesure ?

Quel est le rôle d’un musée d’art contemporain ?

Protéger, conserver, promouvoir, informer, éduquer, favoriser l’ouverture au monde et à soi-même. En somme, un rôle culturel et éducatif. 

L’œuvre d’art est-elle un objet sacré ?

Je ne pense pas qu’il existe un objet sacré, le sacré est bien au-delà.

Quelle est pour vous la ville la plus artistique ?

Paris.

Que seriez-vous sans l’Art ? 

Plus moi.