Située au cœur de la Vieille-Ville, la Maison Tavel est un lieu incontournable à Genève. Exemple remarquable d’architecture médiévale civile en Suisse, elle est également depuis 1986 le Musée d’histoire urbaine et de la vie quotidienne, témoignant ainsi, par son exposition permanente, du passé de Genève. Elle abrite le Relief Magnin, relief historique le plus grand de Suisse, qui donne au visiteur une vue d’ensemble de Genève avant la destruction de ses fortifications en 1850. Le musée abrite également des expositions temporaires en lien avec Genève et ses habitants.
Bâtiment patrimonial exceptionnel, elle est la plus ancienne demeure privée genevoise. Détruite par un incendie en 1334 qui n’épargne que les caves, la maison rebâtie acquiert alors son caractère de maison forte avec ses tourelles, et de palais urbain à la façade ornée de têtes sculptées. Dès 1979, des fouilles mettent au jour les vestiges d’une tour du XIe siècle et une immense citerne du XVIIe pour la récupération des eaux de pluie. Dans ses salles d’exposition permanente – dont certaines ont été reconstituées en appartements du XVIIIe et du XIXe siècle – gravures, peintures, cartes, maquettes, mobilier et objets divers témoignant du passé de Genève, du Moyen Âge au XIXe siècle sont présentés.
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Exposition

Dans son nouvel espace temporaire, la Maison Tavel propose une exposition qui s’empare de l’hiver. Autour de ce thème, Quel froid ! rassemble des peintures du XVIIe siècle à nos jours ainsi que de photographies historiques et contemporaines, principalement issues des collections publiques : un accrochage à découvrir en toute saison !
Parmi les sujets abordés figure la pratique du patinage, tant au nord de l’Europe qu’à Genève. Les rares représentations picturales des marais gelés à Meinier, comme celle d’Alfred Dumont en 1870, témoignent de ce loisir. Wolfgang Adam Töpffer documente, lui, la vie quotidienne dans la campagne durant les longs mois d’hiver, tandis que d’autres artistes préfèrent immortaliser la ville sous la neige, où le temps semble s’être figé. Le parcours donne également une place de choix au lac et aux montagnes environnantes, avec des œuvres majeures telles que Le Léman et Le Mont-Blanc en février de Ferdinand Hodler ou Les Praz-de-Lys enneigés d’Alexandre Perrier. Ces paysages dialoguent avec des photographies du XXesiècle de nageurs intrépides s’immergeant dans les eaux glaciales — mais non plus gelées — du Léman, en contraste avec les hivers rigoureux d’antan. Une invitation à découvrir l’hiver sous toutes ses facettes.
visuel : Luigi-Tony Laforêt (Florence, 1877 – Rome, 1970)
Coucher de soleil en haute montagne, 1913
Huile sur toile, 63 x 57,5 cm
Musée d’art et d’histoire, don de l’artiste, 1968, inv. 1968-32

