BRULHART Gallery promeut l'art contemporain de femmes africaines. Elle a été fondée en 2020 par Mona Brülhart, une passionnée d'art, féministe et ancienne humanitaire qui a vécu et travaillé en Afrique pendant de nombreuses années.
Présentant des œuvres d'art visuel inspirantes provenant de divers pays du vaste continent africain, BRULHART Gallery vise à jeter des ponts entre les cultures et les communautés. Chaque œuvre d'art montre les perspectives de femmes sur la vision actuelle de l'histoire, des relations familiales et communautaires, des identités de genre et la quête de l'épanouissement personnel.
BRULHART Gallery s'adresse aux femmes artistes et aux amateurs d'art de toute l'Afrique et de sa diaspora. Elle fait partie de la communauté artistique genevoise et propose des œuvres originales à des prix abordables.
" Femmes artistes jetant des ponts entre des Cultures "
https://www.artageneve.com/article/confession/mona-brulhart-brulhart-gal...
https://www.artageneve.com/article/brulhart-gallery-willys-kezi
https://www.artageneve.com/article/brulhart-presente-maggy-dago
https://www.artageneve.com/article/elsa-akesson-et-setonou-djedatin
Exposition

Une exposition de groupe curatée par Mafoya Glélé Kakaï du 14 janvier au 8 mars 2026
Vernissage en présence de la curatrice
mardi, 13 janvier, 18h à 20h
Visite commentée par la curatrice
jeudi, 15 janvier à 18h
Performance de Roukiata Ouedraogo
vendredi, 6 février à 19h Journée Internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines
"Les fleurs ne se taisent pas" est une exposition d'art conçue autour du thème des mutilations génitales féminines (MGF) par la créatrice et juriste féministe Mafoya Glélé Kakaï du Bénin. L'exposition réunit des artistes dont les pratiques, enracinées dans des contextes africains, interrogent la violence faite aux corps des femmes tout en ouvrant des espaces de parole, de mémoire et de réparation. Ce projet s’inscrit pleinement dans les axes de la galerie "action" et "intersectionnalité" en faisant dialoguer les arts visuels, la performance et la littérature comme instruments de résistance et de guérison collective.
La fleur, symbole fragile et universel, traverse l’exposition comme métaphore du corps féminin : parfois blessé, parfois triomphant, mais toujours vivant. Ce motif relie des œuvres diverses : peinture, photographie, vidéo, installation sonore et performance, où la beauté et la douleur cohabitent, rappelant que la mémoire des femmes est aussi celle d’une lutte et d’une transmission, expression du souhait profond que la pratique cruelle des MGF cesse, et que nos filles pourront grandir en toute sécurité et dignité.
Les œuvres de Owanto, Aida Silvestri, Mafoya Glélé Kakaï, et Awa Ndiaye ancrent le parcours dans la confrontation directe avec la violence : vulves mutilées, silhouettes silencieuses, voix retrouvées.
Les créations de Kidist Degaffe, Fatoumata Kouyaté, et Maggy Dago poursuivent cette exploration du corps, de la mémoire et de la renaissance, en tissant des liens entre couleur, texture et écriture. Enfin, Nourrath la Debboslameuse prolonge cette dynamique dans la performance, faisant vibrer la parole comme un acte de révolte et d'affirmation de soi.
Ainsi, "Les fleurs ne se taisent" pas propose un espace de résonance et d’engagement : un lieu où les blessures, les corps et les voix s’unissent pour dire que la beauté peut guérir, que la mémoire peut parler, et que la parole des femmes, une fois éclose, ne se tait jamais.
















