Riche de quelque 800'000 objets parmi lesquels des créations majeures et des séries uniques, il révèle sur cinq étages une partie de ses collections dévolues aux arts appliqués, aux beaux-arts et à l’archéologie.
Daté de 1910, son bâtiment est signé par l’architecte Marc Camoletti (1857-1940). Bordé de deux boulevards inférieurs, l’édifice est constitué d’un vaste quadrilatère établi autour d’une cour carrée.
https://www.artageneve.com/article/geneve-et-la-grece-une-amitie-au-serv...
https://www.artageneve.com/article/le-gout-de-lantique-anna-et-jean-gabr...
https://www.artageneve.com/article/pas-besoin-dun-dessin-au-mah
https://www.artageneve.com/article/les-maitres-de-limaginaire
https://www.artageneve.com/article/la-montagne-en-perspective-au-mah
https://www.artageneve.com/article/ugo-rondinone
https://www.artageneve.com/article/rencontre/lordre-na-pas-dimportance
https://www.artageneve.com/article/burhan-dogancay-au-mah
https://www.artageneve.com/article/de-bleu-de-blanc-de-rouge-au-mah
https://www.artageneve.com/article/rencontre/wim-delvoye-lordre-des-choses-au-mah
https://www.artageneve.com/article/carol-bove-au-mah-exposition-la-genevoise
https://www.artageneve.com/article/limage-revenante-mah-fondation-la-caixa
https://www.artageneve.com/article/casanova-geneve-au-mah
https://www.artageneve.com/article/artgeneve-2026-14eme-edition
https://www.artageneve.com/article/armleder-carte-blanche-mah
Exposition

Pour sa 6ème Carte Blanche, le MAH invite John M Armleder (Genève, 1948), artiste de renommée internationale. Avec plus de 500 de ses œuvres conservées dans sa collection, le musée a trouvé en Armleder un curateur idéal qui poursuit un dialogue inédit entre patrimoine et création contemporaine. Ainsi est née Observatoires, une traversée thématique où chaque salle explore un univers différent – des animaux à la peinture abstraite, des instruments de musique aux luminaires. En mettant en regard l’architecture monumentale du MAH et sa vaste collection, Armleder créé un dispositif dont il a le secret où chaque objet s’intègre de manière aussi surprenante que cohérente.
Portés par des structures éphémères et des jeux de superpositions, l'objet ordinaire et l’objet esthétique tissent un dialogue qui génère constamment de nouvelles possibilités ; une invitation à la déambulation pour que chacun puisse composer son propre répertoire d’idées et d’associations.
VISITE le 18 juin à 18h
https://www.artageneve.com/article/armleder-carte-blanche-mah
Exposition

RÉACTIVATION D’UN SEGMENT DE LA CARTE BLANCHE 2023 À UGO RONDINONE.
Le MAH collectionne des objets ; désormais, il collectionne aussi des expositions. Certains espaces du musée deviennent ainsi les reflets de moments marquants de son histoire récente, notamment les Cartes blanches confiées à des artistes qui revisitent la collection.
Ces projets emblématiques sont aujourd’hui réactivés : non pas reproduits à l’identique, mais repensés et réinterprétés, comme une mémoire vivante des expositions passées.
L’installation comprend quatre éléments distincts: un groupe de dix-neuf horloges d’époque, allant du XVIe au XXe siècle. Un ensemble de cinq gravures à l’eau-forte représentant Adam et Ève avant et après leur expulsion du jardin d’Éden, datant du XIVe au XVIe siècle. Une sculpture en marbre représentant Adam et Ève, réalisée en 1906 par le sculpteur suisse Rodo. Une installation sonore composée de tic-tacs d’horloges, créée par Luciano Chessa.
Dans cet espace, le tic-tac des horloges enveloppe le spectateur tel un pouls vivant, transformant les mesures en atmosphère. Le temps n’est plus seulement compté ; il est ressenti. Contre ce rythme temporel, les images d’Eden évoquent une origine hors du temps, un état d’harmonie qui précède l’histoire humaine. L’installation met ainsi en scène une tension subtile entre l’intemporel et le temporel.
Au cœur de cette constellation se trouve l’humanité ; un être suspendu entre l’origine et la destinée, entre le jardin perdu et le flux incessant du temps. L’œuvre devient une médiation de l’existence elle-même : sur le fragile intervalle dans lequel vivent les êtres humains, se souvenant du paradis tout en avançant de manière irréversible dans le temps.
Exposition

L’année 2026 marque le centenaire de la mort d’Édouard Naville, premier égyptologue suisse. Il a marqué son époque par son engagement politique, religieux et humanitaire tout en contribuant à faire de Genève un centre majeur pour l’étude de l’Égypte antique. De nombreux objets pharaoniques, aujourd’hui conservés au MAH, proviennent de ses fouilles, menées en collaboration avec son épouse, Marguerite Naville. Longtemps restée dans l’ombre, celle-ci est désormais reconnue comme une égyptologue à part entière. Leurs archives offrent un regard sur une période clé de l’archéologie égyptienne et les valeurs genevoises au tournant du XXe siècle.
Exposition

Fruit d’une collaboration entre le MAH et l’Université de Genève, cette exposition au concept évolutif est le point d'orgue d'une campagne d'étude et de restauration de la peinture genevoise conservée au MAH. Pour refléter cette recherche, elle est accompagnée d’un catalogue raisonné qui identifie 82 œuvres produites entre 1444 et 1782. Cette exposition en mouvement se construit en trois actes : au fil du temps, les œuvres s'ajouteront progressivement les unes aux autres.
DE L’OMBRE AUX LUMIÈRES
LA PEINTURE GENEVOISE (1444-1782)
Acte I : Avant 1535 – Survivre la tempête
Le premier temps s'ouvre sur les rares vestiges ayant survécu à la vague de l’iconoclasme protestant d’août 1535. L’occasion de mettre en évidence un patrimoine d'une extrême rareté, des œuvres miraculées, comme les volets de Konrad Witz (1444) ou un fragment de retable redécouvert dans les réserves du musée. EXPOSITION DE SEPTEMBRE 2026 - MARS 2027
Exposition

VISAGES SOUS ENQUÊTE
Jean-Étienne Liotard (1702- 1789) réalise en 1762 les portraits des enfants de Marie-Thérèse d’Autriche, parmi lesquels figure la future reine de France, Marie-Antoinette. Le MAH, qui conserve la collection de référence de cet artiste genevois, expose l’ensemble des onze dessins. L’exposition propose de découvrir de récentes investigations menées sur l'identité exacte de ces visages et sur le parcours de ces pièces à travers le temps.
Menées en partenariat avec l’Université d’Oxford, l’Université de Lausanne et l’institut de recherche Idiap, ces recherches croisent le travail traditionnel sur les archives avec les technologies de pointe. Le parcours montre comment l'examen des documents historiques peut s'associer aux méthodes de la science forensique et aux outils de l'intelligence artificielle pour faire parler les œuvres du XVIIIe siècle. Une occasion de découvrir les multiples facettes de l’activité du musée et de poser un nouveau regard sur les visages de l'histoire d’autant qu’une nouvelle pièce rejoint les collections et sera montrée pour la première fois : le portrait de François-Étienne de Lorraine (1708-1765), empereur du Saint-Empire romain-germanique, époux de Marie-Thérèse et père des enfants, acquis récemment grâce à la générosité de la Société des Amis du Musée.
Exposition

Le château de Zizers reconstitue l’intérieur intime d’un couple de collectionneurs. Une collection raconte toujours deux histoires : celle de celui qui rassemble, et celle du dialogue que les objets nouent entre eux, indépendamment de lui.
Chambre, boudoir, cuisine, bibliothèque, salle de bain : la progression est ici domestique plutôt que thématique. La visite se vit comme une déambulation naturelle, une immersion dans un quotidien. Elle obéit à une logique que l’horlogerie connaît bien : celle de l’échappement. Ce mécanisme où le temps ne s’écoule pas linéairement, mais se libère à intervalles.
Dans ce parcours, les pièces d’horlogerie et d’émaillerie du MAH surgissent non comme des documents historiques, mais comme des présences qui transforment l'espace pour le rendre vivant. Des assises, un lit, des livres ouverts : ces rencontres inattendues entre des époques différentes créent des fréquences qui coexistent.
La visite ne progresse pas de manière linéaire : elle s'échappe, au gré des surprises. Au château de Zizers, le temps ne se mesure plus ; il se règle autrement.

